“La nuit des imposteurs”

Roman achevé en 2022, en cours de publication.

Le corps d’un jeune étudiant gay et un peu écolo a été retrouvé au petit matin sur une aire d’autoroute proche de Montazur-en-France. Une victime presque sans histoire ! Sale temps pour les responsables du Renouveau Populaire au lendemain de leur grande fête populaire, la Fête des Ormes ! Tout ça à cause d’un club de golf et des frasques d’un groupe de sympathisants ! Rapidement, le climat local devient glauque avec son lot de rumeurs, de compromissions, et de secrets en tous genres. Alimenté par une presse avide de sensations et par un corbeau bien intentionné. Une enquête qui piétine, un témoin qui refuse de sortir du coma, les pistes défilent, se croisent, s’atomisent. Pour le gendarme Chartier et pour Sergi le journaliste, c’est souvent le retour à la case départ !

La chronique quotidienne d’une petite ville de province, avec, en toile de fond, des ambitions politiques, le projet immobilier pharaonique d’un promoteur sulfureux et des accidents inexpliqués. Chacun semble avoir choisi le silence. Et pourtant quelqu’un connaît parfaitement la vérité ! Depuis le début !

 Extraits:  

Le bruit est devenu insupportable à ses oreilles. La musique a fait place à des sons métalliques ponctués de vibrations et de décibels qui agressent ses tympans. Comme un concert d’acouphènes ! Paul n’éprouve plus de plaisir à traîner comme un zombie dans l’antre obscur de la discothèque. Et, comme pour accentuer la désagréable sensation qui l’oppresse, sa gorge est irritée par les volutes de fumée synthétique et par les effluves acides de quelques joints qui circulent. Il observe Jérémy dont l’attitude abandonnée trahit la fatigue. Depuis le début de la soirée, le garçon s’est éclaté sur les rythmes électro-pop qu’il adore. Paul, lui, a fini par se lasser de ses propres contorsions saccadées. Il se dit qu’il vieillit ! La piste a progressivement été désertée et elle ne compte plus que quelques silhouettes fantomatiques, qui, sous l’effet des projecteurs, se balancent tels des hologrammes ! Les fins de nuit sont tristes, n’offrant, comme héros survivants, que des corps sans grâce qui gesticulent. L’épuisement tire les traits. La sueur souille l’épiderme. L’alcool brouille les regards. Mais Paul tient à rester lucide. Il n’a consommé que deux ou trois « Coca cherry », sa boisson favorite…”